Le 26 mars 2011 à Troyes, le Bouge ta planète a réuni plusieurs centaines d’enfants et de jeunes.
« Le public était très varié, explique Claire, organisatrice du Bouge ta planète. Il a fallu composer avec les différences d’âge. Le matin, les enfants de 7 à 11 ans ont participé à un jeu de l’oie sur l’Afrique du Sud. Les collégiens peu nombreux et les lycéens ont fabriqué un grand bonhomme, sorte d’avatar, autour des cinq droits fondamentaux. Tout était préparé à l’avance, ils devaient coller de la moquette pour le logement, des boîtes de médicaments pour la santé, des outils et fils électriques pour le travail, des boîtes de lait pour l’alimentation et des crayons pour l’éducation. Pour la tête, les jeunes avaient conclu que c’était eux. » Jeanne, 22 ans, animatrice d’un groupe paroissial de 12-15 ans, a guidé ses ados au milieu d’une trentaine d’associations (Artisans du monde, banque coopérative, CCFD-Terre solidaire, etc.) venues présenter leurs activités.
L’après-midi, sur la place de la médiathèque, tout le monde a joué au jeu de l’Archipel de la Pacha Mama, un peu réadapté. Les groupes de dix tournaient sur des ateliers concernant les droits fondamentaux. A chaque épreuve : le groupe gagnait une pièce. Après avoir récolté plusieurs pièces, il obtenait une carte avec une bonne raison de défendre les droits. Carte qui devait être collée sur une bâche. A la fin du jeu, les 50 bonnes raisons de défendre les droits étaient représentées sur la bâche.
Ensuite, tout le monde a assisté à un spectacle de cirque avec des danses et musiques cambodgiennes. La journée s’est achevée avec un temps de réflexion sur l’évènement : présentation de l’avatar, lectures bibliques et temps de prière.
« Au final, je crois que nous avons vécu une grande journée de fête pendant laquelle nous avons été visible. Un grand événement de dimension régionale qui ne passe pas inaperçu auprès du reste de la population », se réjouit Jeanne.
« Le CCFD-Terre solidaire agit depuis 50 ans, alors que pour nous cela n’a duré qu’une journée, c’est très peu », ont conclu certains collégiens et lycéens. Claire « espère que ce moment fort restera ancré dans leur mémoire, j’ai vécu cela petite, et cela a eu pour moi un impact sur du long terme. C’est ce que je me suis dit en voyant ces enfants motivés qui avaient fait plusieurs heures de bus en une journée pour participer à ce Bouge ta planète ! »
L.S.
