Le 2 avril, 160 adolescents de la 6è à la 3è se sont réunis au parc de Campo Santo, à Orléans.
Pendant la matinée, les 160 jeunes ont été répartis par groupes. 80 d’une même aumônerie ont joué à une sorte de Trivial Poursuit sur l’Afrique. Jeu des migrants, fresque sur les droits, quiz… Au total, sept grandes activités ont été proposées.
Delphine, 13 ans en 5e, participait à son premier Bouge ta planète. Sa mère, organisatrice, lui avait proposé de venir.
« Le matin, j’ai joué au Pas en Avant. L’animateur nous distribue une carte avec un personnage et ensuite pose des questions. On se met dans la peau du personnage et on avance si la réponse est oui. Moi, je jouais un chef d’entreprise commercial qui vend et achète des produits. A la question : “est ce que tu es allée à l’école ?” J’ai répondu oui. “Est-ce que tu as un salaire élevé ?“ Pareil. J’ai compris qu’il y avait des écarts de richesse, que certains ne vont pas à l’école et pire, que leur avis ne compte pas pour les autres. »
Après une pause déjeuner, les jeunes ont poursuivi leur journée avec l’Archipel de la Pacha Mama. Le groupe a été divisé en 50 pour faciliter l’organisation et l’animation. Delphine jouait dans l’équipe qui devait garder la main gauche dans sa poche. « Ce n’est vraiment pas facile pour l’épreuve où l’on devait amener de l’eau avec un récipient percé. Avec une seule main, on ne peut pas tenir le récipient et boucher le trou dessous en même temps. »
Après le jeu, le temps de débriefing a été intéressant. « Certains jeunes m’ont accusée d’avoir triché, raconte Blandine Bonneau, organisatrice du Bouge ta planète. Mais c’était pour le jeu. Il fallait leur montrer qu’il n’y a pas d’égalité, que c’est un jeu injuste comme le monde dans lequel on vit. Les jeunes se sont amusés et se sont investis. Je pense qu’ils ont compris que certains réussissent à sortir de la misère à force de motivation et de détermination. » Expérience intéressante pour Delphine qui confie : « on se met dans la peau d’une personne avec un handicap, cela change le regard. La prochaine fois que je verrai un handicapé, je lui adresserai un sourire en repensant à cette journée. »
L.S.